Mettons un terme aux maîtres

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23 juin 2008

Domenech : en bleu et contre tous

Il y a des fois, tout va mal. Vous êtes sélectionneur d'un pays où tout le monde s'estime meilleur que vous, vous subissez une cuisante élimination dans une poule d'un Euro très disputé, les journalistes sont là à vous regarder tels des vautours qui ont longtemps tournoyé autour de votre tête, attendant votre dernière heure avec impatience. De deux choses l'une, ou vous vous faites tout petit, ou vous dîtes à toutes ces ordures « allez tous vous faire foutre, bande d'enc... »

Et pourtant, vous vous êtes plié à tout ce qu'ils voulaient : mettre Evra à la place d'Abidal ? OK ! Mettre un milieu offensif en plus ? OK ! Remplacer Thuram et Sagnol trop vieux ? OK ! Mais, rien n'y aura fait, vous perdez votre meilleur atout à la 8e minute, un penalty et un rouge contre vous à la 25e. Il y a des fois où tout va mal.

Mais, vous le saviez, les Italiens sont des êtres qui se sentent violemment attirés par l'attraction terrestre dès qu'ils entrent dans la surface de réparation adverse. Un seul mot d'ordre : « ne touchez aucun Italien dans la surface ! ». Vous êtes devant de jeunes joueurs qui ont déjà tout vu, ou des anciens qui sont de toute façon les meilleurs. « Benzéma est le nouveau Zidane », un supporter déclarera qu'il préférait l'ancien, « Coupet avait déjà sa place en 2006 », c'est sûr, pour tous les arrêts décisifs qu'il a faits ! Vous devez faire aussi face à tous les joueurs qui doivent prouver qu'ils ne sont pas encore morts, afin de ne pas se faire dévorer par ces vautours de journalistes. Du coup, aucun groupe, aucun jeu collectif, chacun pour-soi et dieu pour tous. Du coup, personne n'est là pour vous écouter.

Domenech n'était certainement pas l'homme de la situation, mais il faut avouer que personne n'était là pour l'épauler. Avec une ancienne génération de joueurs qui commence à ne plus être titulaire en club, et une jeune génération qui a la grosse tête, il ne pouvait pas faire de miracle non plus.

Espérons que le prochain sélectionneur n'aura pas ses têtes, mais surtout, qu'il aura assez de charisme pour se faire respecter des joueurs et des journalistes

Signé : Le gitan

Posté par canous à 20:36 - Sport - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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