Mettons un terme aux maîtres

Faire le point sur l'actualité récente, une vision alternative aux media à la solde du pouvoir

08 avril 2008

La flamme olympique à Paris

Hier, je suis allé au trocadéro entre midi et 14h, là où la flamme est censée passer, au pied de la tour eiffel.

J'ai vu la récupération politico-médiatique de la foule. Des protibétains d'un coté de la rue, des chinois brandissant des drapeaux de l'autre et des flics armés jusqu'aux dents au milieu. Il y avait 3000 crs, casque, matraque et bouclier.
La flamme est un symbole de paix parait il, là on nous met un flingue sur la tempe et on nous dit 'regarde le symbole de paix, REGARDE COMME IL EST BEAU'.

Des tibétains demandent à être reconnu comme un peuple à part entière, en face des drapeaux chinois sont brandis, comme une sorte de menace. La question que je me pose c'est si les chinois expatriés envoyés par l'ambassade défendent la position clairement répressive de leur gouvernement ou s'ils demandent à ce que l'on fasse abstraction des 'évènements' récents afin que la fête qu'est censée être les JO puisse avoir lieu.
Mais comment faire la fête, nous en France, alors que c'est EADS qui arme les forces policières chinoises et le GIGN qui les forme? On peut toujours rétorquer que ce n'est pas le GIGN qui leur ordonne de tabasser des gens qui demandent à être reconnu, on peut toujours rétorquer que l'on vend des armes mais que ce n'est pas nous qui appuyons sur la gachette, on peut toujours rétorquer qu'un tas d'argent couvert de sang reste un tas d'argent. Par contre on peut clairement se demander si la responsabilité indirecte nous rend quand même responsable?

Pourquoi dès lors ne pas aller aux Jeux cet été? Nos braves soldats du GIGN ne se privent pas d'aller en Chine eux...    

Signé : Sylve

Posté par canous à 10:40 - Société - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 avril 2008

Battle Royale

Enfin, cette superbe invention a été trouvée... Nous pouvons enfin nous débarrasser de tout ces jeunes (synonyme de voyou), et tout ceci grâce à Beethoven! Vous ne comprenez pas? Je vous explique.

 

L'oreille moyenne est une cavité remplie d'air. Elle est limitée, à sa gauche, par le tympan, à sa droite, par deux membranes souples qui communiquent avec les deux extrémités de la clochée : la fenêtre du vestibule ou fenêtre ovale (à l'entrée de la clochée) et la fenêtre de la clochée ou fenêtre ronde (à la sortie). L'oreille moyenne contient le système d'os permettant de transmettre l'onde sonore du tympan à l'oreille interne via la fenêtre du vestibule. L'oreille moyenne est en communication avec le larynx via la trompe d'Eustache. Le système d'os de l'oreille moyenne (nommée la chaîne des osselets comprenant le marteau, fixé au tympan, l'enclume et l'étrier, fixé à la fenêtre ovale) est relié à des muscles dont la tension, contrôlée par des ligaments, permet de faire varier le coefficient d'amplification. La souplesse de ces muscles variant avec l'âge, les nourrissons peuvent entendre des sons que les personnes âgées ne peuvent pas entendre.

 

Après se bref cours de biologie passionnant (dont vous n'avez lu que les deux premières lignes, et êtes passé directement à ce paragraphe), je vous explique le principe de l'appareil Beethoven. Ce dernier envoi des ultrasons détectables par des oreilles d'adolescents, mais pas pour des oreilles usées. Et grâce à cet ingénieux système, nous n'auront bientôt plus aucun jeunes dans nos centre commerciaux, où nous pourrons consommer tranquillement.

 

Je vous renvoie donc au film japonais où les autorités envoient leurs jeunes à problèmes sur une île, et les forcent à s'entretuer. Je vous raconte ceci, car ayant 22 ans, je préfère mourir lors d'un jeu mortel (mais un jeu quand même), que vivre torturé éternellement par des bruits immondes.

 

Mais ce n'est pas grave, le plus important est de rester cloîtré chacun chez nous, histoire qu'on ne se rencontre pas, qu'on ne comprenne pas, et que chacun se complaise dans la haine envers l'autre.

 

Je vous laisse, je vais me péter les tympans à l'aide de Métallicas, et autres Marylin Mansons.


Signé : Le gitan

Posté par canous à 11:07 - Société - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2008

Le nucléaire, c'est sûr!

Le nucléaire, c'est sûr !

J'entends cette affirmation trop souvent à mon goût, alors avant de convaincre vos amis sur la totale maîtrise de l'énergie nucléaire, je vous en prie, lisez ceci

Maïak, 1957 : Des cuves de déchet radioactif enterrées subissent une panne du système de refroidissement. L'évaporation différentielle de différents composés conduit à une puissante explosion chimique. Suite à cette explosion, des radioéléments se répandent avec une activité estimée à 740 petaBq. L'explosion a projeté à plus d’un km d’altitude environ 2 millions de curies de produits radioactifs, et près de dix fois plus dans l’environnement de l’installation, soit environ la moitié des quantités rejetées à Tchernobyl.

Windscale 1957 : Lors d'une opération d'entretien du graphite, un incendie se produit et dure plusieurs jours. Un important nuage radioactif se répand sur l'Angleterre et atteint le Danemark. Cet incident, considéré comme le plus grave survenu en Europe occidentale, sera officiellement reconnu en 1979.

Three Mile Island 1979 : Les pompes principales d'alimentation en eau du système de refroidissement secondaire tombent en panne, le réacteur de la centrale explose et libère des produits radioactifs dans l'atmosphère.

Vandellos 1989 : incendie se déclare dans la salle des turbines, provoquant indirectement une inondation.

S'en suivent les accidents de Tomsk (Ex-URSS, 1993), Tokaï-Mura (Japon, 1999), Mihima (Japon, 2004)et Temelin (Tchéquie, 2006) parmi les plus importants.

Tiens la France n'a jamais eu d'accidents ? C'est qu'on doit être plus intelligent que tout le monde ! Hélas non, nous sommes aussi bêtes et irresponsables que les autres puissances nucléaires : Incendie à La Hague (1981), contaminant 400 agents de l'usine, le lait, les végétaux des alentours (plus de 300 fois la limite réglementaire), fuite radioactive à la centrale de Civaux (1998), inondation à la centrale du Blayais (1999), dysfonctionnements à Cadarache (2001), surchauffe à Fessenheim (2003)...

 

Mais se ne sont que des accidents me direz-vous, quand on arrêtera d'être con (donc jamais), il n'y aura plus d'accidents ! Sauf que même en temps normaux (quand tout va bien), le nucléaire produit des déchets dont personne ne sait quoi en faire. Selon le site du CEA (qui n'est pas celui de Green Peace) l'industrie nucléaire française produit chaque année moins de 1 kilo de déchets radioactifs par habitant. Ce qui explique la gestion catastrophique des déchets. Encore une liste d'exemples

à Hanford (États Unis) où fut réalisé le projet Manhattan, des kilos de plutonium furent rejetés dans l'environnement. Jusqu'en 1983, les pays nucléarisés ont déposé leurs déchets radioactifs dans la mer. Officiellement, au moins 95 000 tonnes ont été immergées. Qu'est ce que ça doit être officieusement ? En France, la gestion des déchets nucléaires a été d'une irresponsabilité notoire : injection dans les sols, rejet dans les fleuves, incinération à l'air libre, enfouissement en vrac dans des décharges sauvages.

 

Donc voilà, même si les médias ne font pas leur boulot et que les politiques se moquent de nous, vous savez.


Signé Le Gitan

Posté par canous à 19:25 - Sciences et Technologies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

La répression et la délation pour le foot aussi?

L'Equipe, seul quotidien français de sport, se drape dans une hypocrisie larmoyante et bien pensante de plus en plus gerbante depuis l'affaire de la banderole que des supporters parisiens ont brandi lors de la finale de la coupe de la ligue : page 6 l'article s'intitule "Cela serait impossible en Angleterre".
On nous y explique qu'en Angleterre c'est génial depuis les catastrophes des années 80 qui avaient entrainé tant de morts. Eh oui, les spectateurs dénoncent les propos racistes, les jets de pièce (!), à des steward entrainés pour ça (des crs quoi). La délation est culturelle dans les stades anglais. Ils oublient que le prix des places est exhorbitant et que tous les hooligans se défoulent dans la rue. Mais au moins c'est plus de la responsabilité des clubs : ça s'appelle la privatisation des profits et la collectivisation des charges!! Les entreprises que sont les clubs de foot ne veulent pas partager les bénéfices avec les collectivités mais exigent leur aide (cf ce qu'il se passe à Lyon et à Lille pour leur nouveau stade)...BREF!

Voyons voir ce que ça pourrait donner en France. Au hasard pendant le OM nice du début d'année.

"Adrien C., 21 ans (à l'époque), a été dénoncé par son voisin du dessus pour propos injurieux et incitation à la haine envers la personne de Vincent Hognon (citation : "Tu me fais pleurer Hognon") alors qu'il tentait de jeter un projectile sur le terrain (une rose).
Sylvain R., 21 ans, a été repéré grâce à l'aide d'un dénommé JD pour injures à caractère plus ou moins raciste envers les personnes de ronald zubar, taye taiwo et mamadou niang. 
Richard F. 22 ans a pu être arrété par un stadier alors qu'il tentait curieusement de délivrer ses camarades en mettant le feu au susnommé JD qui s'en sort bien pour le coup.
Encore heureux que la police et des gens vigilants étaient là afin de permettre que continuent à régner la paix et la sécurité dans nos stades."

Accepter ça c'est oublier qu'aller au stade c'est faire la fête, une fête dionysiaque et une communion entre des milliers de personnes.
Accepter ça c'est rechercher la sécurité au prix de notre liberté, en s'en remettant à la parole de gens bien intentionnés à la morale parfaitement 'droite'.
Vouloir le retour d'une forme de délation pour régler des problèmes sociaux, c'est accepter que les méthodes des fachos avaient quand même du bon (comme ça l'air de rien). 

L'Equipe se fait le fer de lance d'une moralité bien pensante qui ne pense qu'à sa sécurité et à la rentabilité de ses investissements et qui perd complètement pied avec ce qui est beau dans le football : le coté humain et fou qui transforme un match comme OM - Le Mans en une fête énorme.

S'il est clair que l'on ne peut cautionner le racisme et les violents bastons qui se déclenchent régulièrement entre supporters (les lyonnais contre les niçois aux alentours de Dijon alors qu'ils se croisaient avant le match de Valenciennes pour le dernier fait d'armes récent), avant de tenter de proposer quoi que ce soit, il faut dire que d'essayer d'imposer et d'enfoncer dans le crâne des gens que seules la répression, la délation et la violence seront efficaces, c'est préparer le terrain pour l'arrivée d'un système violent et répressionaire de manière plus générale. Car oui ce problème pourrait presque dépasser le cadre du simple sport : nous vivons des temps étranges où la volonté de sécurité dépasse largement la recherche d'un équilibre entre la liberté et l'égalité, et commencer à proner ces idées dans le sport, c'est donc faire admettre petit à petit à une grande frange de la population que c'est LA solution aux fameux problèmes d'insécurité.
Il inutile de s'épancher sur les conséquences de tels actes et idées, l'Histoire nous a donné suffisamment d'exemples.

Sur ce, je vais passer mes nerfs sur mes cigarettes.

Signé : Sylve

Posté par canous à 15:04 - Sport - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 2008

Kosovo

Le 17 février 2008, le Kosovo déclarait son indépendance, du côté serbe les réponses ont été très promptes. Belgrade décide de rappeler les ambassadeurs de tous les pays ayant reconnu l'indépendance du Kosovo, d'appliquer un embargo sur le Kosovo, et menace d'envoyer l'armée si elle juge que la population de ses enclaves est menacée. Pourquoi cette petite région de L'Europe déclenche-t-elle depuis maintenant 10 ans autant de problèmes ? Même si le Kosovo est peuplé de 90 % d'albanais, les Serbes la considèrent comme le berceau de leur civilisation, comment peut-il en être ainsi ?

Intéressons-nous à l'histoire de cette région. Les albanais sont les descendants des Dardaniens, une branche du peuple illyrien qui dominait les Balkans au XXe siècle avant Jésus-Christ. La langue albanaise dériverait de l'ancien Illyrien. Sous la domination de l'Empire romain, les Albanais adoptent aussi l'alphabet latin. Sous la domination ottomane, ils se convertissent à l'Islam. Les Serbes sont eux un peuple slave, avec un alphabet cyrillique, et de religion chrétienne orthodoxe. On observe donc que les Albanais et les Serbes sont deux ethnies différentes.

Cependant, même si les Kosovars ne sont pas des Serbes, est-ce que la région du Kosovo fait partie de la Serbie ? Sous l'empire illyrien, le Kosovo est Dardanien. À la fin de l'Empire romain, le Kosovo est successivement envahi par les Slaves et par l'Empire byzantin. En 1355, la majeure partie du Kosovo se trouve alors sous la domination du prince serbe Vuk Branković. Pour faire face à l'expansion ottomane, une grande alliance se forme sous l'égide du royaume de Lazar. C'est lors de cette grande alliance que l'identité serbe s’est vraiment formée (le royaume de Lazar ayant donné la Serbie), et l'histoire de la Serbie débute à cette période, notamment en 1389 lors de la grande bataille du champ des merles (Kosovo polje en serbe), qui vit la victoire et l'invasion de l'Empire ottoman. Cette grande bataille est donc très symbolique pour les Serbes, au point que beaucoup d'entre eux pensent y avoir repoussé l'Empire ottoman. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Serbie se voit reconnaître son indépendance, il s'en suivra quelques années après le rattachement du Kosovo à la Serbie. Ce dernier est ensuite ré attaché à l'Albanie sous l'Italie fasciste, et ré attaché à la Serbie sous la Yougoslavie de Tito. On peut donc remarquer que le Kosovo a toujours « voyagé » d'un côté et de l'autre de la frontière albano-serbe.

Le régime de Milsovic a été très dur avec les séparatistes kosovars, il a fait voter l'annulation de l'autonomie kosovare accordée sous Tito le 23 mars 1989. Face à cela, le 2 juillet une majorité de députés chassés du parlement publient une constitution et déclarent le Kosovo comme une république indépendante, et Ibrahim Rugova remporte les élections clandestines lors du référendum d'octobre 1991.

C'est dans ce climat qu'en 1997 l'armée séparatiste kosovare (l'UCK) s'équipe et entreprend de commencer une guérilla contre l'armée serbe au Kosovo. Il s'en suit une vive répression serbe, et le massacre de familles présumées de guérilleros. Le début de la serbisation du Kosovo a commencé, et plus de 250 000 réfugiés quittent leur région pour aller dans les pays voisins (Albanie et Macédoine), ou vers d'autres pays comme la Suisse. Face à cette répression, l'OTAN s'oppose à la Serbie et bombarde des postions stratégiques Serbes : c'est la guerre du Kosovo qui fera 800 000 réfugiés albanais, et des dizaines de milliers de morts. Le 10 juin 1999, la Serbie abdique, et la résolution 1244 de l'ONU est votée. Elle placera le Kosovo sous la régence de la MINUK (Mission d'Intervention des Nations Unies au Kosovo), et sous protection militaire de la KFOR (Kosovo FORces).

Depuis, nous pourrions imaginer une amélioration de la situation, ce serait sans compter sur la gestion économique pitoyable de l'Union européenne. En continuant avec obstination dans le délire ultralibéral, l'UE a livré la très faible économie kosovare à l'impitoyable concurrence du marché. En nationalisant les rares petites entreprises, celles-ci n'ont pas pu résister aux géants des marchés mondiaux. Et pourtant, le Kosovo est un pays très riche, les régions montagneuses du pays recèlent du lignite, du plomb, de la bauxite, du nickel, du cobalt, de la magnésite, et même de l'or. Cependant, la privatisation de ces mines a été un véritable bradage, car aucun investisseur ne voulait prendre de risques dans cette région. Les repreneurs ont ensuite licencié la plupart des employés, et beaucoup de gisements restent inexploités faute de subventions suffisantes. De plus, les grandes plaines qui ont toujours fait du Kosovo un grand pays agricoles, ont été rendues improductives par l'aide financière parvenue presque exclusivement sous forme d'aide alimentaire, démolissant ainsi l'agriculture locale. Le reste du plan Marshall n'est jamais parvenu, et a atteint les 2 milliards d'euros en dix ans.

Le bilan est donc déplorable, le chômage est de 45 %, et atteint 98 % dans certaines campagnes. La population vie toujours dans des maisons bombardées pendant la guerre, soit 9 ans plus tôt. Quelques routes ont été reconstruites, mais le paysage est toujours le même depuis les bombardements. Quant au PIB, il ne dépasse pas les 2,4 milliards d'euros pour une population de 2,1 millions d'habitants, soit 10 fois moins que la Bulgarie. Les ressources de ce pays sont principalement l'argent de la diaspora qui s'élève à 40 % de PNB. La balance commerciale est catastrophique, le pays importe dix fois plus que ce qu'il importe. Et avec seulement 30 % de la population pouvant se payer les tarifs d'une l'électricité qui ne font qu'augmenter, de très nombreuses coupures d'électricité se font dans tout le pays, ce qui rend impossible la reprise de l'économie, comme le témoigne un habitant de Pristina qui a voulu monter son entreprise de fabrication de caoutchouc après la guerre, ses fours doivent préchauffer pendant 6 heures, ce qui est impossible avec des coupures toutes les deux heures. Une économie souterraine s’est donc formée, le Kosovo est devenu la plaque tournante de la drogue, de la contrebande de cigarette et de prostitué en Europe.

La situation déplorable qui perdure amène de nombreuses tensions entre les populations serbes et albanaises, notamment celles de printemps 2004. La KFOR a donc pour principal objectif de protéger les minorités serbes, celles-ci étant au nord du pays, sous protectorat de la Serbie ou dans des enclaves au centre du pays, la situation dans ces enclaves est pire qu'ailleurs, car la population est coupée de tout, parfois même entouré de fils barbelés. En effet, la monnaie courante dans ces enclaves est toujours le dinar serbe alors que dans le reste du territoire, la monnaie en vigueur est l'euro.

Pour en revenir à la situation actuelle, la Serbie se méfie du Kosovo et notamment de son président Hashim Thaci, ancien membre de l'UCK, et ayant plusieurs liens avec la pègre kosovare. Mais, ce dernier affirme qu'il s'engage à respecter les minorités locales (notamment les serbes), qui sont la clé de la stabilité du pays. Il faut aussi savoir que les populations sont très lasses de tous ces conflits, et ont hâte de tourner la page, même si quelques cas isolés ne démordent toujours pas. Le problème des frontières mal découpées se fait aussi sentir, les albanais rêvent d'une grande Albanie avec le Kosovo et une partie de la macédoine peuplée par une majorité d'albanais, et les serbes aspirent au rattachement de leur enclave serbe du nord du Kosovo, et du rattachement de la partie serbe de Bosnie Herzégovine. Et tant que ce climat n'évoluera pas, beaucoup de personnes continueront à vivre dans la frustration, et les nationalismes continueront à grandir.


Signé: Le gitan

Posté par canous à 17:54 - Géopolitique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1